politique
C.a.l.c : les contes (2)
Que se passe-t-il avec ces connaissances acquises ?
Il semble bien que l'organisme adapte son « physique » à son « psychique » ou bien, comme on dit maintenant « la pensée modèle le cerveau ».
Par exemple, la répétition des gestes entraîne leur fluidité, leur perfection ….
Par exemple, la répétition des gestes entraîne leur fluidité, leur perfection ….
On sait que, l'organisme met en place, au niveau de la connexion entre deux nerfs, un environnement formé entre autres de deux types de neurones : un neurone qui facilite la transmission de l'influx d'un axone à l'autre et un neurone qui ralentit cette transmission. Ainsi l'organisme, en activant et/ou désactivant l'un ou l'autre de ces neurones, crée des chemins plus ou moins faciles à parcourir, installant ainsi un perfectionnement « automatique » du geste (et ce, en fonction de processus conscients et inconscients ?).
Ce me semble être la base de l'apprentissage
Je crois que, pour les processus cognitifs, des mécanismes analogues voire identiques sont mis en jeu.
En quoi c'est intéressant ?
Ca rend partiellement compte de quelques phénomènes :
la difficulté à établir des habitudes, des certitudes ... qui passent par la mise en place de ces connexions,
la plus grande difficulté à « changer d'avis » puisqu'il faut d'abord supprimer les connexions établies avant d'en établir d'autres. Mais il y a sûrement autre chose puisque, comme ça a été rapporté par Sciences et Avenir il y a quelques temps : « Cette rupture est à la fois progressive et soudaine ». Progressive, je comprends. Soudaine ? Pourquoi ? Un effet seuil ? L'équivalent d'un travail de deuil (d'une idée) (là, on rentre dans les mécanismes d'addictions, du plaisir … (extrêmement complexe, car tout se mélange (l'humain est un tout) et difficile à débrouiller, donc)) ?
Pour le moment, je retiens que le cerveau, le corps humain s'organisent autour de processus intellectuels (mémoire …) qui orientent par la facilité induite les futurs processus intellectuels qui …..
En fait, j'ai lu il y a quelques mois, une actualité dans futura-sciences, qui montrait que, chez les chauffeurs de taxi londoniens, la mémorisation des chemins s'accompagnait d'une augmentation de volume de la zone concernée, preuve que ce phénomène psychologique induisait et s'appuyait sur un phénomène physique. (pas de chance, je n'ai pas retrouvé l'article en question)
C'est cette interaction permanente et à double sens physique-psychique que je veux retenir
(Oulah, 2 définitions simultanées. Suis-je à ce point mauvais?)
Les caricatures
Les religions, ou les religieux plutôt, non ?, exigent une liberté totale (dire ce qu'ils veulent, comme ils veulent, quand ils veulent) et refusent cette liberté aux autres.
Cette attitude satanique, classe bien ces religieux et ce que ces petits esprits veulent faire de leurs religions
Comprendre avec le coeur (1)
Comprendre "avec le coeur" commence par la naissance. Pas à la naissance, car ça débute bien avant. Mais la naissance est, à mon sens, un moment primordial.
Certains animaux naissent totalement « achevés »: tortue, certains serpents … sont autonomes dés leur naissance. Pour d'autres, une phase d'apprentissage est nécessaire. Nous sommes de ceux-là.
Pour que l'humain puisse fonctionner avec une certaine autonomie, il lui faut attendre l'âge de 2-3 ans mais, à ce moment-là, la taille de la tête ne permet pas la naissance par les voies naturelles. Alors, il faut faire des choix
Beaucoup d'organes fonctionnent (par nécessité?) : cœur, poumons … d'autres se mettent en place (tube digestif …), d'autres ne fonctionnent pas : motricite par exemple
Les processus cognitifs font partie de ce qui ne fonctionne pas, comme le prouve, par exemple à mon avis, l'impossibilité d'avoir des souvenirs avant l'âge de 2-3-4 ans (c'est quand même fou ce fait que la nature n'arrive pas à respecter un calendrier strict et tatillon)
L'humain à la naissance est quasiment une table rase, par nécessité biologique (la naissance). Et c'est là-dessus que tout se construit
Kant
J'ai toujours été attiiré par Kant, ses titres ... mais j'ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi, à partir de bons prémisses, il n'aarivait pas à la bonne conclusion (bonne pour moi, bien sûr)
D'abord une citation : "La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement,( … ), je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux"
"la paresse et la lâcheté"... Un paysan, un ouvrier qui s'échinent à longueur de journée à tenter de vivre et de faire vivre leur famille sont lâches et paresseux ? C'est n'importe quoi, mais tellement "banal" dans notre monde moderne.
Je ne peux pas m'empêcher de penser aux infos télé qui disent par exemple : les paysans ne peuvent pas vendre ce produit plus de ...euros aux grandes surfaces d'un côté; les consommateurs ne peuvent pas acheter ce produit moins de 10 fois plus cher de l'autre côté. Ca colle pas
N'y a-t-il pas autre chose ? Du genre l'acquisition des connaissances, l'utilisation des connaissances, etc ...
Comment Kant a-t-il pu écrire de pareilles choses ?
Trouvé dans "Métaphysique des mœurs" : "le jeune Kant reçut dans sa famille une éducation essentiellement religieuse dans l'esprit du piétisme protestant. On appelait ainsi une forme du protestantisme dans laquelle l'esprit de discussion et de critique devait céder le pas à la piété. C'était par le coeur plutôt que par la raison qu'il fallait interpréter l'écriture." (site de la BNF, page 12).
Comme d'autres à mon avis (par exemple Freud, Marx...), Kant n'a pas su se départir de sa "culture originelle" ( ce qu'il a dans le cœur) et offrir une organisation nouvelle à des concepts nouveaux. Ces concepts potentiellement libérateurs sont ainsi devenus des instruments de répression.
Pourquoi Kant a-t-il pu écrire de pareilles choses ?
Il a dit ce qu'il avait sdans son cœur
La question qui se pose est bien sûr : qu'est-ce donc qu'il y a dans le cœur et comment ça y vient ?